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	<title>Sociaux Démocrates de la Goutte d'Or</title>
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	<pubDate>Mon, 16 Mar 2009 16:47:22 +0000</pubDate>
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		<title>Irlande du Nord, les vieux fantômes</title>
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		<pubDate>Mon, 16 Mar 2009 16:47:20 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Maurice Goldring</dc:creator>
		
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			<content:encoded><![CDATA[<p>Pendant trente ans, la politique nord-irlandaise fut dominée par la l’action de groupes armés républicains et unionistes. Les premiers se fixaient comme objectifs le départ des troupes britanniques et la réunification de l’île, les seconds le maintien d’un état protestant pour les protestants au sein du Royaume Uni. Ils et résistaient de toutes leurs forces à toute négociation qui trahirait leurs objectifs fondamentaux.</p>
<p><img src='http://sociauxdemocrates.fr/wp-content/uploads/2009/03/bloodysunday.jpg' alt='bloodysunday.jpg' /> Aujourd’hui, ceux qui ont le plus résisté aux accords du Vendredi Saint sont chargés de les mettre en application. Ces accords maintiennent l’Irlande du Nord au sein du Royaume-Uni, démantèlent les prérogatives protestantes, donnent aux catholiques un droit de veto en instituant un partage des pouvoirs. Chaque jour qui passe, chaque réforme qui se met en place, chaque loi ou pratique discriminatoire qui s’effondre, atteste que les objectifs fixés par les extrémistes des deux camps n‘ont pas été atteints. Et pourtant ils se retrouvent au pouvoir pour mettre en musique leur déroute. Comment expliquer ce paradoxe?</p>
<p>C’est que la terreur politique a toujours des conséquences. Elle installe un climat de peur, de méfiance, de séparation entre les communautés, car la première préoccupation est la sécurité des siens. Quand la peur s’installe, les populations votent pour les extrêmes qui donnent le sentiment d’être les meilleurs défenseurs de leur communauté identitaire. Parler d’intérêt général, de principes universels, est une faiblesse proche de la trahison. Les électeurs ont donc tranché, deux fois. Une première fois pour donner légitimité aux accords du Vendredi Saint, une seconde fois pour donner la majorité à ceux qui les ont le plus farouchement combattus.</p>
<p>Le résultat est une société schizophrénique où ceux qui ont le plus résisté aux réformes et aux changements démocratiques, par les armes, par les bombes, par les atrocités commises, sont célébrés dans chaque camp comme des héros. On applaudit la terreur, le soir dans les meetings, dans les chansons, dans les films, avec des mains qui paraphent dans la journée la défaite de la terreur.</p>
<p>Dans ce climat, des patriotes, s’estimant encore une fois trahis par des politiciens, comme ils avaient été trahis par Michael Collins, puis par De Valera, peuvent se convaincre qu’il faut à nouveau déterrer les fusils. Pour combattre la terreur, il faut revisiter son histoire récente. Aujourd’hui, Gerry Adams, du Sinn Féin, condamne les assassinats de soldats britanniques. « Sinn Féin a la responsabilité d’être cohérent. Nous soutenons donc la police dans la recherche des responsables de cette attaque ». Dans les années 1970, un catholique de Belfast risquait une balle dans la tête pour ce genre de déclaration. </p>
<p><em>Universitaire, Paris 6, Saint-Denis, auteur de Renoncer à la terreur, éditions du Rocher.</em></p>
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		<title>Rien n&#8217;est réglé</title>
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		<pubDate>Fri, 06 Mar 2009 15:10:10 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Maurice Goldring</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[Parti socialiste]]></category>

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		<description><![CDATA[Ce que dit la crise c’est que le capitalisme doit être régulé dans son fonctionnement national et mondial. L’état et les institutions mondiales doivent intervenir dans sa régulation et dans la répartition des richesses produites. Cette régulation n’est pas la révolution, elle est social-démocratie. On ne peut pas compter sur la droite pour appliquer un [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Ce que dit la crise c’est que le capitalisme doit être régulé dans son fonctionnement national et mondial. L’état et les institutions mondiales doivent intervenir dans sa régulation et dans la répartition des richesses produites. Cette régulation n’est pas la révolution, elle est social-démocratie. On ne peut pas compter sur la droite pour appliquer un programme social-démocrate. On ne peut pas imaginer Bush mettant en œuvre le programme d’Obama. Sarkozy, structurellement culturellement, est incapable d’envisager un instant qu’on puisse construire des logements sociaux dans l’île de la Jatte. On n’imagine non plus Besancenot, Buffet, Mélanchon, en charge d’une régulation internationale du capitalisme. Pour mettre en œuvre un programme social-démocrate, il faut des sociaux-démocrates.</p>
<p><img src='http://sociauxdemocrates.fr/wp-content/uploads/2009/03/2907275308_4389b00df6jpg.jpeg' alt='2907275308_4389b00df6jpg.jpeg' style="float:left;"/>Le PS n’est pas prêt à prendre ces responsabilités-là. Le PS, ça veut dire ses responsables nationaux et ses membres. Ça veut dire nous. Regardons-nous fonctionner: les discussions se passionnent pour le local et pour la dénonciation. Pour les propositions, pour les prises de responsabilité au niveau de l’état, le silence est à la fois poli et épais. Posez des questions simples. Faut-il se féliciter ou faut-il déplorer que des socialistes dirigent le FMI et l’OMC? Pas de réponse. Faut-il envoyer ou retirer les soldats français de l’Afghanistan? Faut-il souhaiter ou déplorer qu’un nouveau référendum en Irlande permette de mettre en œuvre le traité de Lisbonne? Pas de réponse. Qui ne dit rien n’est pas prêt à gouverner.<br />
Rien n’est réglé au PS. Dans cette assemblée de CGO, qui portait sur les élections européennes, le manifeste électoral était présenté comme une preuve d’unité des socialistes. Mais certains le présentaient comme un soutien à la construction européenne, d’autres comme appuyant la construction d’une Europe sociale. Les anciens non et les anciens oui disaient sans le dire qu’ils avaient eu raison et que le texte leur donnait raison.</p>
<p>On a évité de choisir au nom de l’unité, ce fut la synthèse. La formule pour éviter les choix fut ensuite « mettons-nous au travail. » Aujourd’hui, l’outil d’une synthèse molle est le manifeste européen. Il permet de transposer à l’échelle européenne les querelles nationales. L’ennemi c’est Barroso, le Sarkozy européen. Sont ainsi enfouies au plus profond les idées qui dérangent: Notamment que la construction européenne fut le produit de l’alliance entre une partie de la droite et de la social-démocratie, que la campagne sur le projet de traité vit s’affronter les extrêmes gauches et le réformisme, la droite nationaliste et la droite européenne. On crie, on hurle, on saute sur son siège: il faut une réponse européenne à la crise. Mais pour qu’il y massivement, collectivement, politiquement, une réponse européenne à la crise, il faut des outils à cette échelle. Sans outil, même imparfait, les réponses seront nationales, protectionnistes, catastrophiques, d’abord pour les plus pauvres. Ceux qui réclament une « Europe sociale » sans les moyens politiques de la mettre en œuvre sont des marchands d’illusion. Le contre-plan socialiste de la crise est crédible en France parce qu’il y a un état qui pourra le mettre en œuvre. Qui peut croire aujourd’hui qu’une autorité équivalente existe à l’échelle de l’union? Et ceux qui ont saboté, freiné, empêché la construction d’un tel outil sont contents: la campagne socialiste portera sur une « Europe sociale » et dénoncera Barroso. Fondamentalement, cette orientation signifie qu’on s’agite dans la cour de maternelle avec Besancenot, Buffet et Mélanchon, on ne joue pas dans la cour des grands. Trop difficile. Trop dangereux.</p>
<p>Ce qui nous manque, ce n’est pas l’unité, ce n’est pas la stratégie, ce qui nous manque, c’est le choix. Que Ségolène Royal puisse déclarer que nous sommes à la veille d’une révolution, que nous sommes en 1789, sans que personne ne réagisse au plus haut niveau et c’est toute notre pensée, tout notre travail qui est détruit par une seule phrase. On évite ainsi de soutenir les élus socialistes antillais qui luttent pour la satisfaction des revendications et contre les pratiques et les discours de guerre civile. Le champ est libre pour les anticapitalistes nouveaux et anciens. Soit on les laisse parler sans réponse, soit on pratique la la surenchère, en annonçant la révolution.</p>
<p>Pour éviter le choix, pour ne pas l’affronter, il suffit de poursuivre les piétinements, les incantations, les petits arrangements entre amis. Est-ce « réunifier le parti » que de rassembler les tendances contradictoires et gouverner ensemble ? Est-ce « réunifier le parti » que de confier la campagne des européennes à des adversaires et à des partisans du traité de Lisbonne ? Un parti réunifié c’est un parti divisé entre une majorité claire qui aspire à gouverner et une minorité qui aspire à rester dans lune opposition confortable. C’est un parti qui intervient à chaud au nom d’une stratégie bien identifiée. Tant que le PS ne choisira pas, il ne gouvernera pas.</p>
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		<title>Le Parti socialiste et les logiques de guerre</title>
		<link>http://sociauxdemocrates.fr/2009/01/06/le-parti-socialiste-et-les-logiques-de-guerre/</link>
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		<pubDate>Tue, 06 Jan 2009 14:40:13 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Maurice Goldring</dc:creator>
		
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		<description><![CDATA[Nous sommes sociaux démocrates et réformistes. Nous pensons que les conflits doivent se résoudre par la négociation et le compromis. La guerre a besoin d’alliés, la paix a besoin de militants. Chacun d’entre nous intervient, à son niveau, dans les manifestations, dans les discussions. Sans être partie prenante, on peut quand même faire la guerre [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Nous sommes sociaux démocrates et réformistes. Nous pensons que les conflits doivent se résoudre par la négociation et le compromis. La guerre a besoin d’alliés, la paix a besoin de militants. Chacun d’entre nous intervient, à son niveau, dans les manifestations, dans les discussions. Sans être partie prenante, on peut quand même faire la guerre par procuration. On choisit son camp, on choisit les victimes, on choisit les slogans. Hamas terroriste contre Israël assassin. La guerre continue.</p>
<div style="float:left;margin:10px;"><a href='http://sociauxdemocrates.fr/2009/01/06/le-parti-socialiste-et-les-logiques-de-guerre/photo-de-amir-farshad-ebrahimi-depuis-flickr/' rel='attachment wp-att-24' title='Photo de Amir Farshad Ebrahimi depuis Flickr'><img src='http://sociauxdemocrates.fr/wp-content/uploads/2009/01/3159835222_289078e6f3_m.jpg' alt='Photo de Amir Farshad Ebrahimi depuis Flickr' /></a>
<p>Amir Farshad Ebrahimi - <a href="http://www.flickr.com/photos/farshadebrahimi/3159835222/">Flickr</a></p>
</div>
<p>Comment contribuer à la paix? En en recherchant inlassablement les conditions. En refusant les logiques de guerre. En Nouvelle Calédonie, la gauche manifestait son soutien aux Canaques et dénonçait les privilèges des Kaldoches ainsi que la répression policière. Michel Rocard a réuni les uns et les autres et obtenu un accord qui tient encore avec mille difficultés et mille tensions. Un compromis c’est cela: créer une situation où l’on va régler les conflits par tous les moyens excepté la violence armée. La violence armée dit que la solution passe par l’élimination ou la soumission de l’un des protagonistes du conflit. Le compromis dit que l’adversaire fait partie de la solution. C’est ainsi que l’Afrique du Sud est passé d’une situation d’apartheid et de soumission à un compromis. Nelson Mandela a pu imaginer l’inimaginable: que les Blancs acceptent de vivre en Afrique du Sud sans être les maîtres sans partage. En Bosnie, au Kosovo, en Irlande du Nord, les tensions subsistent mais les armes se sont tues. Il n’y a pas eu de victoire, pas de déroute militaire, pas de drapeau planté sur une ambassade étrangère. Personne n’a pu manifester en criant « on a gagné! ».</p>
<p>Au Proche Orient, les partisans d’une victoire ou d’une défaite totale exercent une forte influence des deux côtés. Les uns ne veulent pas d’un état palestinien, les autres ne veulent pas d’un état israélien. Quand des modérés partisans d’un compromis prennent de l’importance, les jusqu’au-boutistes font ce qu’il faut pour les affaiblir. Dans la dernière période, lancer des rockets en Israël pendant la campagne électorale c’était dire clairement: nous préférons avoir en face de nous des dirigeants qui refusent toute discussion car c’est ainsi que nous parviendront à détruire l’Etat d’Israël. En Israël, les jusqu’au-boutistes préfèrent le Hamas au Fatah parce qu’ils savent qu’il sera impossible de construire un état palestinien dirigé par des gens qui veulent la destruction d’Israël.</p>
<p>Le PS pourrait intervenir dans l’actualité en organisant un meeting sur le conflit israélo-palestinien. Il soutiendrait la proposition d’un cessez-le-feu immédiat. Il inviterait un représentant du mouvement pour la paix israélien et un représentant de l’autorité palestinienne à prendre la parole. Il demanderait avec insistance aux Palestiniens d’accepter l’existence de l’état d’Israël et à Israël d’aider à la construction d’un état palestinien. Il serait un parti de gouvernement.</p>
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		<title>Le feu ?</title>
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		<pubDate>Sun, 14 Dec 2008 15:43:38 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Maurice Goldring</dc:creator>
		
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		<description><![CDATA[Dans une société apaisée, un jeune qui lance un pavé dans la vitrine d’un magasin est puni et privé de télévision. Dans une société inquiète, le même jeune qui lance le même pavé dans la même vitrine se retrouve au journal de vingt heures et tout le monde explique son geste par le chômage, le [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Dans une société apaisée, un jeune qui lance un pavé dans la vitrine d’un magasin est puni et privé de télévision. Dans une société inquiète, le même jeune qui lance le même pavé dans la même vitrine se retrouve au journal de vingt heures et tout le monde explique son geste par le chômage, le travail précaire, le désespoir, le déclassement. Des politologues expliquent gravement que nous sommes sur une poudrière. Les syndicats et les partis ne savent que préserver les privilèges disent-ils. C’est pourquoi certains jeunes sont tentés par l’action directe, parce qu’en s’exprimant avec violence on devient visible.</p>
<p>La violence urbaine devient politique quand elle se place au centre des informations, des discussions et des discours des responsables. C’est même là son résultat principal: déplacer toutes les autres questions au profit d’une seule: comment arrêter ce déchaînement?</p>
<div style="text-align:center;"><img src='http://sociauxdemocrates.fr/wp-content/uploads/2008/12/3044220668_afe186066c.jpg' alt='Infância Perdida' />
<div>Infância Perdida par <a href="http://www.flickr.com/photos/hoyo/3044220668/">Gam Hoyo</a></div>
</div>
<p>Le même jeune entend Laurent Fabius un monsieur très responsable et très haut placé dans la hiérarchie du parti socialiste, dire qu’il y a une telle désespérance sociale et une telle dépression économique qu’il suffit d’une allumette pour que tout saute. Il entend un autre responsable haut placé, Julien Dray, dire que toutes les conditions sont réunies pour des confrontations sociales violentes. Il entend Jack Lang dire que les écoles seront le Vietnam du ministère de l‘éducation. Sans effort, sans études, sans être passé par les Grandes Écoles, le jeune casseur est devenu un personnage important qui passe au journal.</p>
<p>La gauche réformiste vise à assurer la paix sociale, à retrouver une société apaisée, par le dialogue, le compromis, les négociations. Elle doit donc soutenir tous les mouvements sociaux et politiques qui travaillent à réduire les inégalités et les injustices par des moyens légaux et démocratiques. À l’Elysée, on est inquiet. Les services d’information révèlent que les salariés sont nerveux, qu’il y a des tensions sur le front du travail. On confond tout. Les formes de solidarité avec les sans papiers ou les sans domicile deviennent des actes de délinquance. La droite arrogante criminalise toutes les formes de luttes sociales. La gauche ne doit pas répondre en politisant toutes les formes de délinquance, en annonçant l’avènement d’émeutes comme une menace. Nous savons qu’une gauche qui légitime de manière ouverte ou diffuse les pavés dans les vitrines restera très minoritaire dans le pays. La gauche réformiste condamne sans ambiguïté la violence dite radicale, parce qu’elle peut créer une société plus dure, plus violence encore alors qu’une société apaisée a besoin de règles, de lois, de juges et de policiers.</p>
<p>Elle doit donc affirmer clairement, sans hésitation, sans ambiguïté, qu’elle ne voit aucun rapport entre la lutte contre les injustices et le jet d’un cocktail Molotov sur un policier.</p>
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		<title>Vidéo d&#8217;Olivier Ferrand, président de la fondation Terra Nova</title>
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		<pubDate>Mon, 03 Nov 2008 12:56:36 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Laurent Guédon</dc:creator>
		
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Olivier Ferrand, président de la fondation Terra Novaenvoyé par tendencies
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		<title>Réunion de la motion A en présence d&#8217;Olivier Ferrand</title>
		<link>http://sociauxdemocrates.fr/2008/10/30/reunion-de-la-motion-a-en-presence-dolivier-ferrand/</link>
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		<pubDate>Thu, 30 Oct 2008 07:15:04 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Laurent Guédon</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[Parti socialiste]]></category>

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		<description><![CDATA[Les soutiens de la Motion A du 9e, 17e et 18e arrondissement de Paris vous invitent le jeudi 30 octobre à 20h
Au café Montmartre, 7 rue de Steinkerque dans le 18e
Avec Olivier Ferrand président de Terra Nova (www.tnova.fr)

Quelles réponses à la crise ?
Comment refaire du Parti socialiste une boite à idée?

Site Motion A : www.clarte-courage-creativite.com
]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Les soutiens de la Motion A du 9e, 17e et 18e arrondissement de Paris vous invitent le <strong>jeudi 30 octobre à 20h</strong></p>
<p>Au café Montmartre, 7 rue de Steinkerque dans le 18e</p>
<p>Avec <strong>Olivier Ferrand</strong> président de Terra Nova (<a href="http://www.tnova.fr">www.tnova.fr</a>)</p>
<ul>
<li>Quelles réponses à la crise ?</li>
<li>Comment refaire du Parti socialiste une boite à idée?</li>
</ul>
<p>Site Motion A : <a href="http://www.clarte-courage-creativite.com">www.clarte-courage-creativite.com</a></p>
]]></content:encoded>
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		</item>
		<item>
		<title>Lionel Jospin s&#8217;exprime sur le manifeste européen</title>
		<link>http://sociauxdemocrates.fr/2008/04/23/lionel-jospin-sexprime-sur-le-manifeste-europeen/</link>
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		<pubDate>Wed, 23 Apr 2008 13:19:26 +0000</pubDate>
		<dc:creator>La rédaction</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[Europe]]></category>

		<category><![CDATA[Lionel Jospin]]></category>

		<category><![CDATA[manifesto]]></category>

		<category><![CDATA[PSE]]></category>

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		<description><![CDATA[L&#8217;ancien Premier ministre français, militant à la Chapelle Goutte d&#8217;Or, s&#8217;est exprimé sur le Manifeste Européen. Vous pouvez voir et écouter sa déclaration dans la vidéo ci-dessous :



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			<content:encoded><![CDATA[<p>L&#8217;ancien Premier ministre français, militant à la Chapelle Goutte d&#8217;Or, s&#8217;est exprimé sur <a href="http://manifesto2009.pes.org/fr/">le Manifeste Européen</a>. Vous pouvez voir et écouter sa déclaration dans la vidéo ci-dessous :</p>
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<param name="movie" value="http://www.youtube.com/v/o0v5J6CRRiI"></param>
<param name="wmode" value="transparent"></param><embed src="http://www.youtube.com/v/o0v5J6CRRiI" type="application/x-shockwave-flash" wmode="transparent" width="425" height="355"></embed></object></p>
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		<title>Goutte d&#8217;Or : le grand laboratoire</title>
		<link>http://sociauxdemocrates.fr/2008/03/30/goutte-dor-le-grand-laboratoire/</link>
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		<pubDate>Sun, 30 Mar 2008 08:47:56 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Maurice Goldring</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[Point de vu]]></category>

		<category><![CDATA[Goutte d'Or]]></category>

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		<description><![CDATA[Mon quartier est le grand centre commercial des marchands de bonheur. Les ventes de crack y côtoient les offres de contrefaçons, Rolex, parfums Chanel, dessous féminins, ceintures Dior, sacs Vuitton,  le tout étalé sur un carré Hermès posé sur une boîte en carton. S’ajoutent des vendeurs de jouets scintillants de lumière, des marabouts qui [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Mon quartier est le grand centre commercial des marchands de bonheur. Les ventes de crack y côtoient les offres de contrefaçons, Rolex, parfums Chanel, dessous féminins, ceintures Dior, sacs Vuitton,  le tout étalé sur un carré Hermès posé sur une boîte en carton. S’ajoutent des vendeurs de jouets scintillants de lumière, des marabouts qui promettent le retour de l’être aimé et des érections de l’adolescence plus les vendeurs de l’Humanité et de Lutte ouvrière.</p>
<p><img src='http://sociauxdemocrates.fr/wp-content/uploads/2008/04/chateaurouge_barbes.jpg' alt='De Chateau rouge à Barbes' /></p>
<p>Partons de ce qui communément admis : l’épuisement des croyances collectives. Le socialisme, grand espoir du dix-neuvième siècle, s’est écroulé avec les états et les systèmes qui l’ont un temps incarné. Le nationalisme, dans les sociétés développées, a fait son temps, et dans les anciennes colonies ou peuples ou territoires conquis ou dominés, n’agit plus comme système d’explication globale ou d’utopies mobilisatrices. Bien sûr, il continue de s’exprimer des sentiments collectifs qui ont des effets politiques, en Europe centrale notamment, où l’indépendance du Kosovo en est l’un des derniers avatars. Mais des revendications nationalistes s’expriment aussi en Écosse, en Catalogne, au Pays Basque, en Pays flamand. Difficile de comparer ces agitations avec les mouvements messianiques des révolutions nationales en Europe, en Irlande, en Italie, en Pologne, au dix-neuvième siècle. Il s’agit plutôt de donner des bases essentialistes (quoi de mieux que la nation éternelle pour jouer ce rôle ?) à des revendications égoïstes. Dans ces pays qui sont aujourd’hui riches par rapport aux autres régions de leurs frontières nationales s’exprime avec force et avec clarté dans La Ligue du Nord, mais aussi au pays flamand, le refus de la solidarité et la conservation des richesses et des revenus pour eux-mêmes et leurs propres enfants. Le mouvement qui conduit dans les sociétés développées à la construction de résidences de luxe se prolonge à l’échelle d’une région ou d’un peuple. Ils ne demandent pas un drapeau, mais un budget. Ils ne demandent pas un hymne national, mais un code d’accès au coffre.</p>
<p>Les religions n’agissent plus non plus comme système d’explication globale ou comme utopie mobilisatrice. On parle de retour du religieux. Les hommes qui incarnent aujourd’hui la mémoire de sociétés religieuses, où l’état et la religion n’étaient pas séparés, sont vociférants, mais peu nombreux. Reste à part le cas de l’Islam dans les régions où la laïcité peine à émerger.</p>
<p>Les grands récits collectifs, les grands systèmes d’explication ont laissé place à une activité vibrillonaire, atomisée. Il reste de ces grands récits plus que des traces, bien entendu. La science source de progrès, la nostalgie de l’école républicaine, le socialisme comme système de justice sociale, la raison raisonnante. Le Pen remplit quelques salles avec les discours recyclés de Déroulède et Boulanger. Arlette Laguiller et Besancenot font vibrer les salles de la Mutualité de la rhétorique anarcho-syndicaliste. Le Monde diplomatique fait frissonner les salons et les dîners en ville de son inlassable dénonciation du capitalisme mondialisé. De bons auteurs répètent les airs du biniou républicain et se rappellent l’école républicaine avec nostalgie. Comment peut-on évoquer l’école républicaine sans se rappeler qu’elle était d’abord fondée sur l’exclusion de la majorité de la nation des études longues en les réservant à une élite sociale et masculine ? Fondée sur l’exclusion de la majorité des populations vivant sous la férule de l’empire colonial ? Comment évoquer l’école républicaine en oubliant qu’elle s’est effondrée dans la défaite de 1940 et inclinée devant le régime de Vichy, en oubliant qu’elle a été épurée de ses éléments juifs sans réaction majeure ?</p>
<p>La critique de toutes les nostalgies est nécessaire parce qu’on ne fera pas du neuf avec du vieux et qu’elles empêchent l’émergence de nouveaux espoirs collectifs. Religion, nationalisme et socialisme sont vidés de leur substance et ne survivent que dans une flamboyante histoire. Ces trois mouvements étaient marqués du sceau de l’universalisme. Pour la religion chrétienne, chaque personne disposait d’une âme qui méritait d’être sauvée, chaque individu comptait pour un. Pour le socialisme, la justice sociale devait s’infiltrer dans toutes les strates de la société. Pour le nationalisme, l’être le plus humble était porteur de l’avenir de la nation dès lors qu’il en partageait sa langue, sa culture, son territoire. Le mot peuple avait un sens. Ces universalismes affirmés, au nom d’un peuple constamment redéfini, écrasaient les particularismes, repassaient les différences sous un fer impitoyable. Les femmes, les étrangers, les créateurs, devaient s’incliner devant les principes « universels ». L’universalisme n’est pas en crise. Ce qui est crise c’est l’application concrète de cet universalisme qui a longtemps accepté que le suffrage fût universel quand il était masculin.</p>
<p>On appelle politique « l’ensemble des processus par lesquels s’opèrent l’agrégation et le consentement des collectivités, l’organisation des pouvoirs, la distribution des places et fonctions et les systèmes de légitimation de cette distribution ». Jacques Rancière propose d’appeler cet ensemble police et de réserver le nom de politique à une activité bien déterminée et antagonique de la première…celle qui déplace un corps du lieu qui lui était assigné ou change la destination d’un lieu ; elle fait voir ce qui n’avait pas lieu d’être vu, fait entendre un discours là où seul le bruit avait son lieu[<a href="#Mesentente" name="MesententeBack">1</a>]. La « police » n’est pas inférieure au politique. Mais elle n’est pas la même si elle mise au service de la « politique ».</p>
<p>En adoptant ce point de vue, il devient possible de penser la politique en rechercher ce qui peut « déplacer un corps du lieu qui lui était assigné » ou ce qui peut changer la « destination d’un lieu ». Nous pouvons réfléchir aux exclusions sociales qui affectent les femmes, les chômeurs, les travailleurs précaires, les populations d’origine étrangère, dont les ambitions de mobilité sociale sont gravement entravées. Toutes ces catégories qui sont maltraitées, n’affrontent pas les règles de la vie commune avec les mêmes droits, que ce soit dans le travail, dans le logement, les loisirs ou l’éducation. Certains lieux méritent d’être étudiés pour ce qu’ils contiennent de politique, de manière exemplaire. Notre quartier, de ce point de vue est aussi parlant que l’Afrique du Sud, l’Irlande du Nord, le Kosovo. Pour changer la destination des lieux et modifier l’assignation des corps, la Goutte d&#8217;Or est  un excellent terrain pratique et théorique.  Pour changer, pour faire de la politique, et pas simplement de la « police », dans les rues, les logements, les écoles, les principes universalistes fondateurs de notre république doivent parfois affronter des revendications particularistes. Il faut prendre des mesures que la morale universaliste réprouverait, mais qui ont des effets politiques.</p>
<p>Dans ce but, il faut d’abord mettre à jour les destins et les assignations. C&#8217;est-à-dire compter dans les institutions, les hiérarchies des entreprises publiques et privées, les assemblées élues, la place qui est faite aux catégories sociales modeste, aux personnes d’origine étrangère.</p>
<p>(quelques notes après notre réunion du jeudi 27 mars 08)</p>
<p><a name="Mesentente"></a>[<a href="#MesententeBack">1</a>] Jacques Rancière, La Mésentente, Politique et philosophie, Paris, Galilée, 1995.</p>
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		<title>Socialistes, repensez la famille : la lettre</title>
		<link>http://sociauxdemocrates.fr/2008/02/04/socialistes-repensez-la-famille/</link>
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		<pubDate>Mon, 04 Feb 2008 16:51:44 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Laurent Guédon</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[France]]></category>

		<category><![CDATA[adoption]]></category>

		<category><![CDATA[famille]]></category>

		<category><![CDATA[homoparentalité]]></category>

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		<description><![CDATA[Cher camarades, très chers députés,
Si c’est effectivement comme camarade que je t’écris, c’est comme citoyen que je sollicite aujourd’hui ton attention.
Suite à la condamnation de la France le 23 janvier dernier, on assiste à l&#8217;ouverture du débat sur l&#8217;adoption et l&#8217;homoparentalité. Le lendemain de cette logique condamnation, le groupe socialiste à l&#8217;Assemblée nationale, dont tu [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Cher camarades, très chers députés,</p>
<p>Si c’est effectivement comme camarade que je t’écris, c’est comme citoyen que je sollicite aujourd’hui ton attention.</p>
<p>Suite à la condamnation de la France le 23 janvier dernier, on assiste à l&#8217;ouverture du débat sur l&#8217;adoption et l&#8217;homoparentalité. Le lendemain de cette logique condamnation, le groupe socialiste à l&#8217;Assemblée nationale, dont tu fais partie, a déposé une proposition de loi visant à ouvrir le mariage aux couples de même sexe. Pour ma part, il apparaît clairement que les parlementaires favorables à une nouvelle réglementation se trompent sur les réponses à apporter. Certes la France accuse un sérieux retard en matière d&#8217;égalité entre ses citoyens, mais les discriminations envers les personnes homosexuelles résultent plus globalement d&#8217;une carence du droit français : la réglementation actuelle ignore la réalité des diverses formes de parentalité existantes.</p>
<p><img src='http://sociauxdemocrates.fr/wp-content/uploads/2008/02/adoption.jpg' alt='Adoption' /></p>
<p>Depuis 1980, l&#8217;autorité parentale est indépendante du couple formé par les parents. Aujourd&#8217;hui, le fait que le couple soit séparé ou divorcé ne constitue pas une rupture du contrat de parentalité. Les deux parents conservent des droits et des devoirs envers leurs enfants à la condition d&#8217;en être les géniteurs.</p>
<p>Si tous, nous sommes d&#8217;accord pour affirmer que l&#8217;intérêt de l&#8217;enfant est celui qui doit prévaloir sur tous les autres, il est inconcevable de laisser le statut juridique du beau-parent en l&#8217;état. Pourtant la filiation est encore soumise à une vision traditionaliste du couple, et aucun lien ne peut être créé sans mariage, aussi précaire puisse-t-il être. L&#8217;adoption est possible uniquement pour un couple marié ou une personne célibataire. Si l&#8217;intérêt de l&#8217;enfant doit primer, pourquoi refuser la création d&#8217;un lien de filiation entre ce dernier et le beau-parent ou le conjoint non-marié ? Pourquoi être favorable à l&#8217;adoption par une personne célibataire et refuser l&#8217;adoption plénière aux couples pacsés ?</p>
<p>Votre devoir, socialistes, n&#8217;est pas de jouer l&#8217;opportunisme et de proposer une loi pour ouvrir le mariage aux couples du même sexe. Il est bien plus urgent de légiférer afin de permettre plus globalement à tous les couples non-mariés d&#8217;engager des procédures d&#8217;adoption et de mettre en place un véritable statut juridique du beau-parent.</p>
<p>Je n&#8217;oublie pas non plus, cher camarade, que lors des débats sur le PACS, les députés socialistes avaient volontairement négligé cette question. Ces derniers, et Elisabeth Guigou la première, avaient d&#8217;ailleurs indiqué que &#8220;l&#8217;adoption par un couple homosexuel serait une mauvaise solution (&#8230;) parce que le droit, lorsqu&#8217;il crée des filiations artificielles, ne peut ni ignorer, ni abolir la différence entre les sexes. (&#8230;) Le refus de l&#8217;adoption pour des couples homosexuels est fondé sur l&#8217;intérêt de l’enfant et sur ses droits à avoir un milieu familial où il puisse épanouir sa personnalité.&#8221; Était-il alors question de l&#8217;intérêt de l&#8217;enfant ou était-ce de la démagogie liée à la situation et aux mœurs de l&#8217;époque ?</p>
<p>Le Parti socialiste, tout au long de son histoire, a accompagné des changements profonds et indiscutables au sein de notre société. Comme nous l’avons fait auparavant, nous ne pouvons pas nous contenter d’être les spectateurs des bouleversements actuels et à venir. Afin que ces changements sociétaux se produisent, il ne faut pas seulement attendre que nos concitoyens agissent afin de créer une société idéale où il fera meilleur vivre ; notre devoir, en tant que socialistes, est de conduire, voire d&#8217;anticiper ces mutations. Tu es mon député, et j&#8217;aimerais que tu portes pleinement et fièrement ce double combat : d&#8217;une part pour la mise en place d&#8217;un véritable statut du beau-parent, et d&#8217;autre part pour que les couples pacsés, quelles que soient leurs orientations sexuelles, puissent engager à deux une adoption plénière.</p>
<p>Mes amitiés sincères et socialistes,</p>
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		<title>Courrier aux socialistes</title>
		<link>http://sociauxdemocrates.fr/2008/01/15/lettres-aux-socialistes-2/</link>
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		<pubDate>Tue, 15 Jan 2008 13:35:54 +0000</pubDate>
		<dc:creator>La rédaction</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[Point de vu]]></category>

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		<description><![CDATA[Cher(e)s camarades, 
Exceptionnellement, je me permets de vous écrire suite à la démarche conduite par J.C. Cambadélis, visant à nous rapprocher stratégiquement  de nos camarades fabiusiens, des amis d’Arnaud Montebourg et de Benoît Hamon. Nous avons besoin d’en débattre collectivement. 
Rien de plus normal que de se parler au sein de notre Parti : [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Cher(e)s camarades, </p>
<p>Exceptionnellement, je me permets de vous écrire suite à la démarche conduite par J.C. Cambadélis, visant à nous rapprocher stratégiquement  de nos camarades fabiusiens, des amis d’Arnaud Montebourg et de Benoît Hamon. Nous avons besoin d’en débattre collectivement. </p>
<p><img src='/wp-content/uploads/2008/01/planchou.jpg' title='' alt='' style="float:left;" />Rien de plus normal que de se parler au sein de notre Parti : cultivons la camaraderie, bannissons l’ostracisme. Rien de plus souhaitable que de promouvoir, avec quelque camarade que ce soit, la volonté d’un Congrès de rénovation et de faire pièce à un Congrès de désignation, et pour ce faire un texte de pétition qui irait dans ce sens. Mais, d’autres camarades provenant d’autres sensibilités, au surplus exprimant des positions sensiblement plus proches des nôtres, auraient pu ou pourraient y être ralliés.Pourquoi, par principe ne pas engager de dialogue avec d’aucuns parce qu’ils soutiendraient Ségolène Royal ou s’apprêteraient à soutenir Bertrand Delanoë ?</p>
<p>Autant on peut envisager une démarche avec des camarades dont les références sont les plus éloignées des nôtres, visant à la reconstruction du Parti  -ne serait-ce que pour apporter plus de convivialité à notre fonctionnement -, autant il me paraît difficile d’accepter, à ce stade, avec ces camarades une alliance stratégique</p>
<p>Car, tout de même, demeurent entre nous des clivages réels : sur l’Europe, bien sûr, mais aussi, et entre autres, sur la politique économique et sociale.</p>
<p>Or, l’alliance recherchée par ses protagonistes, est affichée comme devant s’établir au fond, même si, je vous l’accorde, elle  apparaît jusqu’alors publiquement, comme avant tout, une défense de positions « bureaucratiques ». Ce qui, avouons-le, n’est pas très porteur !</p>
<p>On nous conduit donc à un choix de positionnement dans le Parti afin de n’être pas seuls dans la préparation de ce Congrès, de neutraliser S.Royal et éventuellement B.Delanoë, -alors que cette construction n’est pas, à priori,  majoritaire-, et de préserver les chances d’un retour de D.Strauss-Kahn, comme si, aujourd’hui, en 2008, on pouvait présumer des conditions de son éventuel retour avant 2012 ! Tant d’évènements, d’ici là, se succèderont à l’intérieur et à l’extérieur de notre Parti !</p>
<p>Nous avons l’ambition d’être un courant  de pensée, de proposer un congrès cohérent : ce fut le mérite de D.Strauss-Kahn de le développer avec le talent qu’on lui connaît. Des travaux d’approfondissement ont été réalisés depuis cet été sous la houlette de J.C Cambadélis à qui je rends, d’ailleurs, hommage: le manifeste et puis, cet automne, des groupes de travail, sous la direction de notre camarade D. de Combles de Nayves ont présenté des orientations fortes-et très rénovatrices-, qui n’ont pas encore été débattues par le collectif que nous représentons. </p>
<p>Nous sommes, donc, en mesure de proposer au printemps prochain un texte de contribution qui fait part d’une orientation  et de propositions innovantes. A ce stade, soyons nous-mêmes ; présentons, d’abord, nos idées ; précisons-les collectivement ; faisons en sorte que chacun s’exprime.Puisqu’il s’agit de préparer un Congrès de rénovation, privilégions les idées et les propositions et non les tactiques d’appareil ! </p>
<p>Pourquoi aurions-nous entrepris tous ces efforts pendant des années autour de D. Strauss-Kahn si ce doit être pour se confondre dès à présent et ne pas faire valoir notre authenticité, alors même qu’une très large majorité du Parti semble ralliée à ce que je qualifierai une démarche social-démocrate ? Sur ce plan, que change le départ de D.Strauss-Kahn ? </p>
<p>Certes, un camarade comme J.M Le Guen fait valoir qu’il n’y a désormais que deux points qui importent : le Parti de la gauche et la création de richesses. Je ne suis pas d’accord.</p>
<p>Il y a d’autres points essentiels à débattre et même concernant ces deux concepts, la méthodologie est fondamentale parce qu’elle en conditionne la portée : quel parti de la gauche ? quels modes de création ? Pourquoi dévaluerions-nous ainsi la réflexion de notre courant pour faire adopter un positionnement qui, d’emblée, ne recouvre  guère de cohérence à moins de penser que nous n’avons plus de corps d’idée à défendre ? </p>
<p>Il sera toujours temps, dans une phase suivante, d’étudier d’éventuels rapprochements politiquement cohérents et utiles. </p>
<p>Aussi, je suis favorable et vous l’aurez compris à une offre politique complète : une contribution, une motion et un candidat au poste de premier secrétaire. </p>
<p>Je demande expressément, dans les circonstances, la réunion du Conseil National de notre courant pour débattre de la démarche à engager, du dépôt d’une contribution et de la candidature  de P. Moscovici au poste de Premier secrétaire. </p>
<p>Sans ambition, il n’y a point de victoire. </p>
<p>Amitiés, </p>
<p><em>Jean-Paul PLANCHOU</em></p>
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